Via Integra

Fr Mark's progressive Anglo-Catholic take on European Christianity

  • This is my collection of material about the current state of the churches in Europe. I am interested in looking at how they are dealing with the pressing issues of our time: the issues of gay people and women in ministry/ leadership are particularly pressing at the moment, as is the area of declining church attendance.

    I would like to see how Europe's traditional religious institutions are coping with the new Europe currently being forged, in which public opinion and ethical attitudes are becoming inceasingly pan-European, and are evidently presenting a series of strong challenges for the churches.

Vatican – the gay issue

Posted by Fr Mark on August 3, 2010

 

Vatican ‘unable to adapt’

From StraitsTimes, 27.7.10:

http://www.straitstimes.com/BreakingNews/World/Story/STIStory_558444.html

VATICAN CITY – WITH gay marriage becoming legal in Catholic strongholds such as Argentina and Portugal, the Vatican is showing an inability to adapt its message to changing times, analysts say. 

The Roman Catholic Church is ‘slow to take societal change into account,’ said Vatican historian Giancarlo Zizola. The Vatican ‘needs to rethink its moral discourse towards today’s youths because so far it has created a set of police-like rules, turning sexuality into a nightmare,’ he added.

 Vatican watcher Bruno Bartoloni agreed, saying: ‘The Church preaches old-fashioned attitudes in some areas,’ with many wondering why the Church is still opposed to divorce.

 He added: ‘For a long time now, the Church has been losing ground in countries that are historically close, and governments are gradually distancing themselves as well.’ Argentina is only the first of several Latin American countries to see a ‘globalisation’ of European ideas, said Vatican expert Sandro Magister, citing similar trends in Uruguay, Brazil, Chile and Mexico.

 The disconnect is especially apparent in the Church’s handling of a new wave of paedophilia scandals that has engulfed it since late last year, analysts say. — AFP

  

Face à l’avancée des droits des gays, l’Eglise ne sait plus quoi dire

From Tetu, 27.7.10:

http://www.tetu.com/actualites/international/face-a-lavancee-des-droits-des-gays-leglise-ne-sait-plus-quoi-dire-17593

Alors que des fiefs catholiques comme le Portugal ou l’Argentine viennent d’autoriser le mariage pour les homos, des spécialistes du Vatican analysent la perte d’influence politique de l’Eglise. Principale cause selon eux: un discours inadapté face aux évolutions de la société.

Le discours de l’Eglise est-il has been? «Inadapté» préfèrent dire les vaticanistes et historiens, qui constatent la nouvelle défaite de l’Eglise dans les fiefs catholiques que sont le Portugal et l’Argentine, où le mariage est désormais ouvert aux couples homos. «Depuis longtemps, l’Eglise perd des points dans ces pays qui lui étaient très liés et il y a une prise de distance progressive des gouvernements», observe ainsi le vaticaniste Bruno Bartoloni.
  
Le Portugal et l’Argentine, dont respectivement 88% et 91% des habitants se déclarent catholiques, viennent d’ouvrir le mariage aux couples de même sexe. Les homos argentins pourront même adopter. Au même moment, l’Espagne, autre terre traditionnellement catholique, vient de faciliter l’avortement.

«Processus de sécularisation»
Sandro Magister, vaticaniste, y voit un signe de «globalisation», avec «une assimilation des systèmes politiques européens y compris en Amérique Latine», l’Argentine étant «la pointe la plus avancée de ce phénomène qui touche aussi l’Uruguay, le Brésil, le Chili et le Mexique».

Pour l’historien Alberto Melloni, la nouveauté est que ces évolutions concernent désormais des choix privés car il existe «depuis la Révolution française, un processus de sécularisation qui entraîne une émancipation des lois civiles des canons moraux de l’Eglise». «A chaque fois (mariage civil, école publique…), cela a été analysé comme une perte d’influence de l’Eglise vu du dehors et comme une grande catastrophe vu de l’intérieur de l’Eglise», relève-t-il.

«La crise d’autorité de l’Eglise catholique ne dépend pas de ses succès ou non à imposer ses codes moraux ou ses convictions religieuses aux Etats», remarque cependant un autre historien, Giancarlo Zizola.

«L’Eglise perd le contact avec les nouvelles générations»
Le nombre de catholiques dans le monde ne fait d’ailleurs pas apparaître de perte d’influence puisque, selon les chiffres du Vatican, les baptisés ont augmenté de 11,55% entre 2000 à 2008, passant de 1,045 à 1,165 milliard et de 17,28% à 17,40% de la population.

Mais, relèvent ces experts, le problème de l’Eglise aujourd’hui est qu’elle est «en retard pour prendre en compte l’évolution de la société», selon le Pr Zizola. «Elle perd le contact avec les nouvelles générations», déplore le Pr Melloni, notant que «pour la première fois depuis 700 ans, les jeunes n’ont pas l’espoir d’avoir une vie meilleure que celle de leurs parents et l’Eglise se comporte comme si elle n’avait rien à dire sur ce sujet».

Pour le Pr Zizola, l’Eglise doit «repenser son discours moral face aux jeunes d’aujourd’hui car elle a créé une morale de règlements plutôt policiers, faisant de la sexualité un cauchemar». «Le désastre est évident», note-t-il. Selon lui, dans le nord de l’Italie, les prêtres n’évoquent même plus ces règles morales devenues «complètement inefficaces». «Dans certains domaines, l’Eglise prêche des attitudes dépassées», renchérit Bruno Bartoloni, pour qui «le veto» de l’Eglise sur le divorce est jugé «incompréhensible».

«Grande réforme»
Et pour eux, le discours de l’Eglise est également inadapté face aux scandales de pédophilie qui la secouent depuis des mois. On se souvient des amalgames entre pédophilie et homosexualité proférés à la va-vite par certaines éminences du Vatican. Le pape «a donné le message que la sévérité est la manière de régler le problème» mais ce principe est «sans fin» car «il ne sera jamais assez dur pour l’opinion publique qui demande de brûler les coupables» et «cela entraîne une perte d’autorité de l’Eglise», relève le Pr Melloni.

Pour son confrère Zizola, si le pape «a été extraordinaire» et «a pris les rênes de la curie pour l’empêcher de continuer sa politique traditionnelle d’omerta et d’hypocrisie», il reste encore à faire une «grande réforme» de la curie afin de déléguer plus de pouvoir aux évêques dans leurs pays respectifs.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

 
%d bloggers like this: