Via Integra

Fr Mark's progressive Anglo-Catholic take on European Christianity

  • This is my collection of material about the current state of the churches in Europe. I am interested in looking at how they are dealing with the pressing issues of our time: the issues of gay people and women in ministry/ leadership are particularly pressing at the moment, as is the area of declining church attendance.

    I would like to see how Europe's traditional religious institutions are coping with the new Europe currently being forged, in which public opinion and ethical attitudes are becoming inceasingly pan-European, and are evidently presenting a series of strong challenges for the churches.

Switzerland – the gay issue

Posted by Fr Mark on August 17, 2009

 

 

 

Switzerland_Coat_of_ArmsIn the Canton of Vaud, where the Swiss Reformed Church has not yet officially authorised same-sex blessings, it was still possible for a couple to bring in a cleric from outside to bless their civil union.

 

From Swissdox.ch:

http://www.protestant.ch/applic/enpg_web.nsf/47aa54c83662cb3985256322007a6f19/ab35ced519cb5843c12573760037b157/$FILE/07.10.07%20-%20B%C3%A9n%C3%A9diction%20des%20couples%20homosexuels.pdf

 

 

 

 

© Le Matin Dimanche; 07.10.2007; page 9

1_Suisse

Les couples homosexuels bénis malgré l’Eglise

Ivan Radja

ivan. radja@edipresse. ch

Tout se passe comme si, dans l’euphorie d’avoir accepté le partenariat enregistré au niveau

fédéral en 2005, et donc «réglé» la question des unions entre personnes du même sexe, la

Suisse, certes tenue à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, avait négligé l’aspect spirituel.

En effet, si, sur le plan national, l’Eglise réformée autorise la bénédiction, si

l’accompagnement liturgique est accepté dans les églises protestantes des cantons

alémaniques, les résistances sont encore fortes dans les cantons de Genève, Neuchâtel et Vaud

(voir encadré).

Le 21 septembre dernier, à l’état civil de Vevey, Chantal Benay et Yvette Roth ont conclu un

partenariat. Le lendemain, au Château d’Oron (VD), elles témoignaient de leur union devant

Dieu, lors d’une cérémonie religieuse ponctuée d’une bénédiction. «Il ne s’agit pas des

sacrements du mariage, juste d’une bénédiction à laquelle, croyantes, nous tenions», insistentelles.

Pasteurs d’accord, hiérarchie rétive

Pourquoi le Château d’Oron? «Parce que depuis le mois de mars, nous n’avons pas trouvé une

seule église, constate avec amertume Yvette Roth; les pasteurs étaient d’accord sur le

principe, mais, tenus d’informer leur hiérarchie, ils se heurtaient à l’interdiction du Conseil

synodal de l’Eglise réformée vaudoise. »

Au passage en force, elles ont préféré trouver une autre solution, et témoigner de cette

injustice dans les médias. Chantal Benay: «Il aurait été facile de réserver une église pour une

fête privée, sous n’importe quel prétexte, une pièce de théâtre, un concert, et monter notre

cérémonie religieuse en cachette, mais cela aurait signifié entrer dans le jeu de la

clandestinité, et d’une certaine façon accepter la position de l’Eglise réformée. »

Le pasteur, Claude Monin, n’a pas hésité à braver l’interdit, comme avant lui sa collègue

Evelyne Roland, pasteure à Oron, qui a essuyé les remontrances du Conseil synodal vaudois

pour avoir béni deux couples du même sexe fin août.

Claude Monin, 79 ans, retraité, est venu exprès du canton de Neuchâtel. D’une part, parce

qu’il connaît Yvette Roth depuis qu’il l’a eue comme catéchumène; d’autre part «parce que je

ne vois pas pourquoi je refuserais une bénédiction à deux êtres qui s’unissent sous prétexte

qu’ils sont du même sexe», argumente-t-il. «Concernant les cérémonies religieuses, je me suis

heurté à des refus de la part des églises réformées vaudoise, dans le Lavaux, ou neuchâteloise,

pour une célébration à La Brévine; cependant, je crois qu’il faut parfois être courageusement

pécheur. »

La déception éprouvée par les homosexuels croyants est réelle. «Les fins de non-recevoir

m’ont attristée», reconnaît Yvette Roth. Sa compagne, Chantal Benay, est plus en colère: «Le

sentiment de rejet et d’injustice est fort. » Le manque de logique laisse Claude Monin songeur

et le pousse à une forme d’ironie amère: «Comme l’a démontré le cas de François Silvant,

faut-il qu’un homosexuel soit mort pour avoir les honneurs de la cathédrale de Lausanne?»

Membre du Conseil synodal vaudois, le pasteur Antoine Reymond rappelle que l’Eglise

réformée «se penche sur la question». Depuis 2004… «Nous avons consulté tous les Conseils

de paroisse et rédigé un rapport, que nous soumettrons au synode en 2008. » Le temps de

prendre connaissance des travaux de l’Eglise réformée neuchâteloise sur l’accompagnement

liturgique de ces unions, qui sera débattu en décembre. Antoine Reymond: «Ce qui est

important dans cette consultation, c’est qu’elle a permis à nombre de paroissiens de rencontrer

des homosexuels croyants, et non pas seulement de parler d’eux en leur absence. »

«(Homo) sexualité, corps et esprit»: une table ronde et trois films, avec des représentants des

confessions catholique, musulmane, protestante et juive, au Zinéma, à Lausanne, mardi 9

octobre dès 18 h.

«C’est comme si nous n’existions pas»

Jean-Paul Guisan, en tant que secrétaire romand de Pink Cross et fondateur de Chrétiens et

Homosexuels, comment réagissez-vous à cet ostracisme?

Maintenant que le lien entre couples homosexuels est reconnu part la loi et l’état civil, c’est

étrange que certaines églises protestantes ne suivent pas. C’est comme si nous n’existions pas.

«Certaines» églises?

Surtout l’Eglise protestante genevoise, qui y est opposée. Dans les églises réformées vaudoise

et neuchâteloise, il y a au moins un débat. Dans les cantons de Fribourg et Berne, la

bénédiction est admise. Au niveau national, la Fédération des Eglises protestantes s’est

prononcée en faveur du partenariat enregistré, contrairement à l’Eglise catholique, et a admis

la bénédiction.

Pourquoi ce retard romand?

Il subsiste ici une plus grande méconnaissance de l’homosexualité, c’est pourquoi il est

important que les gens, surtout ceux qui font partie de conseils paroissiaux ou de synodes,

nous voient. Beaucoup d’homos sont croyants et impliqués dans l’Eglise. Mais l’image des

«folles» de la Gay Pride prédomine encore.

 

 

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